Une marocaine dans le top 30 des femmes les plus puissantes du monde
City Love (author: Josh Liba)
La directrice générale de la Bourse de Casablanca arrive 29e au palmarès des 100 dirigeantes les plus influentes du monde. Et première Africaine... sur deux.
Arrivant au 29e rang des 100 femmes les plus puissantes du monde, selon le classement 2008 du magazine américain Forbes, publié à la fin d’août, la Marocaine Hynd Bouhia, 35 ans, directrice générale de la Bourse de Casablanca, devance Ellen Johnson-Sirleaf, la présidente du Liberia, qui arrive en 66e position d’un palmarès qui couronne pour la troisième année consécutive la chancelière allemande Angela Merkel.
Qui est Hynd Bouhia, pour parvenir à se hisser d’emblée à la 29e position ?
Le personnage intrigue.Ses sorties médiatiques sont soigneusement préparées. Maîtrise aiguë de sa communication ou volonté de ne pas trop s’afficher ? Le vedettariat n’est guère de mise à la Bourse de Casablanca, indique-t-on en coulisse. La différence de style avec le président du directoire de la Bourse, Fath-Allah Berrada, a de quoi étonner. Il se montre nettement plus prolixe avec les médias alors qu’il est impossible d’arracher la moindre confidence à celle qui figure désormais comme l’une des deux seules femmes africaines retenues par le magazine américain.
Hynd Bouhia,Née à Casablanca, mariée, mère d’un enfant et pianiste émérite à ses heures, elle affiche un curriculum vitae en béton et un parcours sans faute. Ancienne de l’École centrale de Paris, titulaire d’un PhD de l’université Harvard, elle passe huit ans à la Banque mondiale, à Washington, dont elle garde un goût prononcé pour l’international.
« C’est quelqu’un de très motivé, d’engagé et très ouvert d’esprit sur ce qu’il se passe à l’étranger », confirme Youssef Benkirane, président de l’Association professionnelle des sociétés de Bourse et président du directoire de BMCE Capital Bourse.
Elle est revenue au Maroc en 2004 pour intégrer la garde rapprochée comme conseillère économique de l’ancien Premier ministre socialiste. Sa mission : attirer les investisseurs étrangers. Driss Jettou la recommande à son successeur. Elle conserve son poste jusqu’en février.
En 2008, la directrice générale de la quatrième place financière du continent doit se consacrer au développement de la Bourse de Casablanca à l’international. Propulsée dans le saint des saints des femmes d’influence, Hynd Bouhia capitalisera, sans aucun doute, l’effet d’aubaine de sa nouvelle stature pour attirer vers la place marocaine des investisseurs curieux de découvrir qui est cette femme presque aussi médiatique que Hillary Clinton, classée 28e par Forbes.










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